Feuille 5 sur 5 — Synthèse complète du chapitre · Toutes les notions mobilisées
📋 Récapitulatif des formules du chapitre
Pour chaque affirmation, indiquer si elle est vraie ou fausse, et justifier en une phrase.
💡 Indices
\(\frac{6}{3} = 2\) mais \(\frac{9}{6} = 1{,}5 \neq 2\). Les quotients ne sont pas tous égaux : ce n'est pas une suite géométrique mais une suite arithmétique de raison \(r = 3\).
Par définition : si \(q > 1\) et les termes sont strictement positifs, chaque terme est strictement plus grand que le précédent, donc la suite est croissante.
La formule correcte est \(u_3 = u_0 \times q^3 = 5 \times 2^3 = 5 \times 8 = 40\). L'erreur consiste à confondre l'exposant (le rang \(n = 3\)) avec la base (la raison \(q = 2\)).
Comme \(0 < q = 0{,}5 < 1\), la suite est décroissante : à chaque rang, le terme est multiplié par \(0{,}5\), donc divisé par 2. Les termes deviennent de plus en plus petits et s'approchent de 0.
L'écart de rangs est \(4 - 2 = 2\). On calcule bien \(q^2 = \frac{u_4}{u_2} = \frac{48}{12} = 4\), ce qui donne \(q = 2\). Le raisonnement et le résultat sont corrects.
Pour chaque suite géométrique à termes strictement positifs, répondre à l'ensemble des questions.
Partie A —
Une suite vérifie \(u_0 = 6\) et \(u_3 = 48\).
Partie B —
Une suite vérifie \(u_1 = 90\) et \(u_4 = \dfrac{90}{8}\).
💡 Indices
Pour chaque suite, déterminer si elle est arithmétique, géométrique, ou ni l'une ni l'autre. Justifier soigneusement.
💡 Calculer à la fois les différences et les quotients de termes consécutifs.
💡 Indices
Différences : \(3, 5, 7, 9\) — non constantes. Quotients : \(4, 2{,}25, 1{,}78\ldots\) — non constants.
Quotients : \(\frac{6}{3} = \frac{12}{6} = \frac{24}{12} = \frac{48}{24} = 2\) — tous égaux.
Différences : \(-3, -3, -3, -3\) — toutes égales. C'est une suite arithmétique. Les quotients ne sont pas constants (et les termes changent de signe, donc la suite ne peut pas être géométrique dans le cadre du cours).
Quotients : \(\frac{32}{64} = \frac{16}{32} = \frac{8}{16} = \frac{4}{8} = 0{,}5\) — tous égaux.
Différences toutes nulles → arithmétique de raison \(r = 0\). Quotients tous égaux à 1 → géométrique de raison \(q = 1\).
Alice place 1 000 € à un taux d'intérêts composés de 6 % par an. Baptiste place 1 500 € à un taux de 3 % par an. On note \(a_n\) et \(b_n\) leurs capitaux respectifs après \(n\) années.
💡 Indices
Chaque année, le capital est multiplié par un facteur constant : \(1{,}06\) pour Alice (gain de 6 %) et \(1{,}03\) pour Baptiste (gain de 3 %). Ce sont donc deux suites géométriques.
Après 10 ans, Baptiste a davantage (\(2016\) € contre \(1791\) €). Cela n'était pas entièrement prévisible : Baptiste démarrait avec 50 % de capital en plus, et même si son taux est plus faible, cet avantage initial se maintient sur 10 ans.
Oui : à très long terme, Alice finira par dépasser Baptiste. Comme \(q_a = 1{,}06 > q_b = 1{,}03\), la suite \((a_n)\) croît exponentiellement plus vite. Sur de nombreuses années, l'écart de taux l'emporte sur l'écart de capital de départ. Ce phénomène illustre l'importance du taux dans un placement à long terme.
Une forêt est ravagée par un incendie. Juste après, elle ne compte plus que 400 arbres. Une association plante chaque année de nouveaux arbres, si bien que le nombre d'arbres croît de 15 % par an. On note \(u_n\) le nombre d'arbres après \(n\) années.
| \(n\) (années) | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| \(u_n\) (arbres) | 400 |
💡 Indices
Chaque année, le nombre d'arbres est multiplié par \(1{,}15\) (on garde 100 % et on ajoute 15 %). Ce facteur est constant : c'est une suite géométrique.
| \(n\) | 0 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| \(u_n\) | 400 | 460 | 529 | 608 | 700 | 805 |
\(q = 1{,}15 > 1\) donc la suite est croissante. Cohérent : le nombre d'arbres augmente chaque année grâce au reboisement.
Les deux valeurs sont inférieures à 2 000 : la forêt n'a pas encore retrouvé son niveau d'avant l'incendie après 10 ans.
On a \(u_{10} \approx 1619 < 2000\) et \(u_{15} \approx 3255 > 2000\), donc :